Soirée remerciement 22 avril 2016

Toutes les personnes qui m’ont soutenues, accompagnées ou suivies dans mon projet sont cordialement invitées le : vendredi 22 avril dès 18h à la Grande Salle du Collège du Lac à Villeneuve (en face de la poste)
Au programme, apéro, projection d’un film retraçant les 3 ans de ce projet ainsi qu’un buffet dinatoire. En gros il y aura de quoi manger, boire et s’amuser!
N’apportez rien d’autre que votre sourire et votre bonne humeur pour ensemble fêter cette superbe 9ème place lors de la Mini Transat!
Pour des raisons organisationnelles, merci de bien vouloir vous inscrire par mail pour gérer aux mieux l’intendance à : defiatlantique.ch@gmail.com
Simon

 

 

Simon 9e de la 2e étape

Simon a passé la ligne d’arrivée de la deuxième étape ce lundi 16 novembre à 20h 22min 29s (heure Suisse) en neuvième position des bateaux de série.
Son temps de course sur cette deuxième étape est de 16j 5h 12min 29s. Il a parcouru 3136 milles à la vitesse surface de 8,06 nœuds de moyenne. Sur l’orthodromie sa vitesse est de 7,13 nœuds.

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Depuis deux ans que tu es le circuit Mini, as tu eu le sentiment de progresser ?

« Techniquement, pas tant que ça. Mais psychologiquement, c’est évident. Les bases techniques, je les possédais, mais j’ai débarqué sur le circuit Mini, il a deux ans alors qu’avant je n’avais jamais passé plus d’une nuit en mer, que mon univers de navigation se limitait le plus souvent aux berges du Léman. Quand je suis arrivé à la fin de ma première saison sur Les Sables – Les Açores, j’étais cramé. Mais d’avoir fait cette course m’a évidemment servi. Au départ de la première étape, je savais où j’allais. Je crois qu’il me manque juste encore un peu de confiance en moi, dans mes choix. »

C’est quoi la recette ?

« En fait, je crois qu’il faut faire confiance à son instinct. C’est ce que j’ai essayé de faire cette année et le résultat est là, je suis plutôt content. ET puis, j’avais suivi la Mini Transat en 2013 sur un bateau accompagnateur, j’avais donc une bonne idée de la durée de cette course.»

Au final, ça t’a paru long ?

« Pas vraiment. Mais il y a des journées plus longues que les autres. Je savais que les derniers milles sont pénibles, quand on descend en dessous de la barre des 1000 milles. Mais là, en plus, c’est le moment où le vent a commencé à mollir. Quand tu as eu l’habitude d’être en permanence au dessus de 10 nœuds, ça fait bizarre de redescendre à 7-8 nœuds. Tu as vraiment l’impression de te traîner. Ça reste une Transat en solitaire.»

Tu as pensé à la suite ?

« En fait, pendant deux ans, tu vis Mini, tu penses Mini, tu dors Mini, ce n’est pas anodin. On est tellement dans nos projets, tu n’as pas le temps de faire autre chose. Je pense qu’il va me falloir six mois, une année pour me poser, me mettre à une table et me dire : ah, oui, c’est quand même quelque chose. »

Comment tu as vécu cette course, personnellement ?

« C’était tonique, mais on n’a jamais eu de conditions vraiment très dures. Après c’est une question de rythme à maintenir. Il faut trouver le bon tempo. Moi, j’avais choisi comme limite, le moment où j’avais l’impression que je faisais mal au bateau. Qui veut voyager loin ménage sa monture, c’était un peu ma ligne de conduite. .Je ne cherchais pas une performance particulière, mais je voulais tenir un rythme, être constant. Quand tu fais mal au bateau, il faut être prêt à l’assumer, ton niveau de stress est plus élevé. Je ne suis pas suffisamment fort pour passer une nuit sous pilote, grand-voile haute et grand spi dans trente nœuds. C’est une question de limite : certains ont poussé les limites et c’est passé, d’autres se sont arrêtés au Cap-Vert. Tu entres dans une sorte de loterie quand tu franchis ces limites. »

Tu as envie de continuer de faire du Mini, ou bien de passer à autre chose ?

« En quatre ans, ces deux années de Mini et les deux années précédentes où je travaillais pour Bernard Stamm, j’ai énormément appris. Mais ça fait quatre ans que je suis en France et ma région, mon sac d’amis, tout ça me manque énormément. Je suis arrivé aux limites du déracinement possible. Je vais retourner en Suisse. SI je vends le bateau, on passera à autre chose. Sinon, je viendrai peut-être faire quelques courses d’avant-saison. Mais le Mini, c’est compliqué : tu ne peux pas demander éternellement à tes cercles d’amis, tes proches de t’aider à monter tes projets de course au large. Ce qui est génial, c’est que je finis ce projet et devant moi, c’est une page blanche. La seule chose qui est sure, c’est qu’il y aura forcément un peu de bateau dedans. »